Rapport 2026

Ce qui se passe vraiment
quand vous cherchez
un Code Promo

Vous croyez lire un classement des meilleures offres. Vous lisez un classement des meilleurs partenaires. Ce n'est ni caché ni illégal : c'est publié, en français, et personne ne l'avait lu.

Juillet 2026 · Données arrêtées au 9 juillet 2026 · Environ 45 minutes de lecture · Chaque chiffre porte sa source

Rapport 2026

Ce qui se passe vraiment

quand vous cherchez un Code Promo

Vous croyez lire un classement des meilleures offres. Vous lisez un classement des meilleurs partenaires. Ce n’est ni caché ni illégal : c’est publié, en français, et personne ne l’avait lu.

Juillet 2026 · Données arrêtées au 9 juillet 2026 · Environ 45 minutes de lecture · Chaque chiffre porte sa source

Lire le rapport Voir nos sources

1 à 4 €

Ce que rapporte un code promo cumulé à un cashback, sur un panier moyen

30 %

Des marchands européens contrôlés affichaient des réductions incorrectes

3,4 %

Des prix barrés relevés en France en 2023 étaient de vraies promotions

2

Groupes propriétaires derrière la quasi-totalité des sites que vous consultez

Sommaire

Ce que vous allez lire

En ouverture

01Note de méthode 02Vous cherchez un code. Le problème est ailleurs.

Acte I · Votre code ne fonctionne pas

03Les raisons pour lesquelles un code échoue 04Quand vos intérêts rejoignent les leurs 05Ce que rapporte un code qui fonctionne

Acte II · Qui vous répond quand vous cherchez

06Vous comparez trois sites, vous consultez deux entreprises 07Comment ils gagnent de l’argent 08Ce qu’ils écrivent, et que personne ne lit 09Le jour où Google a changé les règles

Acte III · Le vrai sujet

10Le prix de référence 11Ce que dit la loi, et ce qu’elle ne dit pas 12Les acteurs sérieux existent 13Ce qui fonctionne vraiment

En clôture

14Ce que nous ne savons pas 15Notre engagement : mesurer nous-mêmes 16Sources

01 · En ouverture

Note de méthode

Ce rapport repose sur une règle simple, appliquée sans exception : aucune donnée sans source identifiée et datée.

Trois niveaux de sources ont été utilisés. Chacun est signalé au moment où il apparaît, sous le passage concerné, avec son lien quand ce lien existe.

Comment lire nos sources

Source primaire Texte de loi, décision de justice, communiqué d’autorité publique, page de conditions publiée par l’entreprise concernée. Source associative ou secondaire Presse identifiée, étude d’un organisme dont la méthodologie est annoncée, relevé d’une association de consommateurs. Acteur intéressé Donnée publiée par une entreprise sur elle-même ou sur son secteur. Elle est utilisée, toujours créditée comme telle.

Tout ce qui ne relevait d’aucune de ces trois catégories a été écarté. Plusieurs chiffres très répandus sur le sujet des codes promo ont ainsi été refusés, faute de source vérifiable. Nous les listons en fin de rapport.

Ce rapport comporte enfin une section consacrée à ce que nous ne savons pas. Elle n’est pas une précaution. Elle est la partie la plus importante de ce travail.

Ce que ce rapport n’est pas

Ce n’est pas un réquisitoire. Les sites dont il est question ici ne mentent pas, et plusieurs d’entre eux font preuve d’une transparence que peu d’acteurs du commerce en ligne s’imposent. Ils ne sont simplement pas conçus pour répondre à la question que vous vous posez.

02 · Synthèse

Vous cherchez un code. Le problème est ailleurs.

Vous avez un panier rempli. Avant de payer, vous ouvrez un onglet et vous tapez « code promo » suivi du nom de la marque. Vous n’êtes ni naïf ni crédule. Vous vérifiez, parce que ce serait dommage de ne pas le faire.

Voici ce que ce rapport établit.

Le code promo est un objet économique minuscule

Sur le panier moyen de l’affiliation en France, 92,57 euros en 2025, l’annonceur verse une commission moyenne de 6 %, soit environ 5,55 euros. La plateforme en conserve une part et vous reverse le reste. Le levier « code plus cashback » pèse, dans la plupart des cas, entre un et quatre euros.

Acteur intéressé Baromètre de l’Affiliation 2026, données 2025 Collectif pour les Acteurs du Marketing Digital · Consulté le 9 juillet 2026 · Référence 30

Le prix sur lequel votre code s’applique n’est presque jamais vérifié

En mars 2026, la Commission européenne et les autorités de vingt-cinq pays ont contrôlé 314 commerçants en ligne pendant le Black Friday et le Cyber Monday. 30 % d’entre eux affichaient les réductions de manière incorrecte. En France, sur 933 annonces à prix barré relevées par l’UFC-Que Choisir au printemps 2025, 15 % seulement correspondaient à de véritables réductions. Les promotions conformes offraient en moyenne 11 % de remise. Celles qui reposaient sur un prix dit de comparaison en affichaient 31 %.

Source primaire Commission européenne, communiqué du 26 mars 2026 Source associative UFC-Que Choisir, relevé publié le 9 juillet 2025 Consultées le 9 juillet 2026 · Références 1 et 23

Les sites que vous consultez ne sont pas conçus pour vous en parler

Ils sont rémunérés par les marchands, à la commande. Et lorsqu’ils classent les offres, ils écrivent noir sur blanc selon quels critères. Sur sa page publique de conditions de référencement, eBuyClub indique que le premier paramètre de son classement par popularité est le « Chiffres d’affaires de l’enseigne généré en partenariat avec eBuyClub ».

Source primaire eBuyClub, « Conditions de référencement et classement des offres » Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 8

Vous croyez lire un classement des meilleures offres. Vous lisez un classement des meilleurs partenaires.

Ce n’est ni caché ni illégal. C’est publié, en accès libre.

Alors la question n’est pas « ce code fonctionne-t-il ? ». La question est « ce prix est-il un vrai prix ? »

Acte I

Votre code ne fonctionne pas.

Voici pourquoi.

Trois sections pour comprendre les mécanismes d’échec, la seule ligne de partage qui compte, et ce que rapporte réellement un code qui fonctionne.

03 · Acte I

Les raisons pour lesquelles un code échoue

Commençons par une mise en garde méthodologique, parce qu’elle conditionne tout ce qui suit.

Ce que nous ne savons pas

Personne ne mesure le taux d’échec des codes promo

Nous avons cherché, du côté académique comme du côté institutionnel. Nous n’avons rien trouvé. Ce qui circule provient exclusivement de parties intéressées : des sites de coupons qui évaluent la fiabilité des sites de coupons, ou des taux de réussite calculés à partir de votes d’utilisateurs, donc sur un échantillon qui se sélectionne lui-même.

Nous n’écrirons donc pas que la moitié des codes ne fonctionnent pas. Nous n’en savons rien. Nous décrivons ci-dessous les mécanismes d’échec, qui se vérifient par lecture des conditions d’utilisation. Nous ne les chiffrons pas.

En section 15, nous expliquons comment nous comptons produire nous-mêmes cette donnée.

Ce qui vient du marchand

Ce qui vient de la plateforme

Ce qui vient de la technique, et que la plateforme confirme elle-même

Cette famille est la plus méconnue, et c’est la plateforme qui la documente le mieux. Sur sa page d’accueil, iGraal indique qu’il est impératif d’accepter les cookies chez le marchand et de désactiver tout logiciel antipub, et recommande d’éviter les VPN ainsi que les codes promo qui ne sont pas relayés par ses soins.

Source primaire iGraal, foire aux questions et page d’accueil Consultées le 9 juillet 2026 · Référence 10

Chacune de ces phrases correspond à une cause d’échec

Retenez la troisième ligne. Elle est contre-intuitive et elle explique beaucoup : le code promo que vous avez trouvé ailleurs peut annuler le cashback que vous attendiez.

04 · Acte I

Le retournement : quand vos intérêts rejoignent les leurs

Il serait facile, à ce stade, de conclure que ces sites vous veulent du mal. Ce serait faux, et cela vous empêcherait de comprendre le système.

Quand le suivi technique échoue, la plateforme perd sa commission au moment exact où vous perdez votre cashback. Elle n’a strictement aucun intérêt à ce que cela arrive. Sur ce point précis, vous êtes du même côté.

La divergence est ailleurs, et elle est nette. Quand un code expiré reste affiché pendant trois semaines, la plateforme perd un utilisateur agacé, mais elle gagne une visite, un affichage publicitaire et une position dans les résultats de recherche. Là, vos intérêts ne coïncident plus.

Tout ce qui casse la vente casse aussi leur revenu. Tout ce qui produit une visite sans vente reste, pour eux, une visite.

La seule grille de lecture dont vous avez besoin

C’est la seule grille de lecture dont vous avez besoin pour anticiper le comportement d’un site de coupons.

05 · Acte I

Ce que rapporte un code qui fonctionne

Passons aux ordres de grandeur. Nous exposons la méthode avant les chiffres, parce que la méthode est discutable et que vous avez le droit de la discuter.

La méthode

Nous partons du panier moyen de l’affiliation en France, 92,57 euros, publié dans le Baromètre de l’Affiliation 2026 du Collectif pour les Acteurs du Marketing Digital, portant sur l’année 2025. C’est une source d’acteur intéressé, produite par le syndicat professionnel du secteur. C’est aussi la meilleure source française disponible, et nous l’utilisons en le disant.

Acteur intéressé Baromètre de l’Affiliation 2026, données 2025 Consulté le 9 juillet 2026 · Référence 30

Deux précisions honnêtes

Le calcul

Ce que pèse un code promo sur un panier moyen ÉtapeCalculRésultat
Commission versée par l’annonceur6 % de 92,57 €5,55 €
Part reversée à l’internaute (déduction)1 à 4 % de 92,57 €0,93 € à 3,70 €
Marge conservée par la plateformedifférenceenviron 2 € à 4,60 €
Réduction moyenne d’une promotion conforme11 % de 92,57 €10,18 €
Réduction moyenne affichée via un prix de comparaison31 % de 92,57 €28,70 € annoncés

Panier moyen : Baromètre de l’Affiliation 2026 (réf. 30). Taux de 11 % et 31 % : UFC-Que Choisir, relevé de 933 annonces, 2025 (réf. 23).

Avertissement indispensable

Les taux de 11 % et 31 % proviennent d’un relevé de l’UFC-Que Choisir portant sur 933 annonces à prix barré chez six marchands, entre février et avril 2025. Ils ne portent donc pas sur la même population que le panier de l’affiliation. Les appliquer au même panier produit un ordre de grandeur, pas une mesure. Nous assumons ce raccourci, et nous le signalons.

Ce qui sort de ce tableau

Le levier « code promo plus cashback » pèse, sur un panier moyen, entre un et quatre euros. L’écart entre une promotion réelle et une promotion affichée en pèse une vingtaine.

Vous passez vingt minutes à chercher trois euros, pendant que dix-huit euros se jouent sur une ligne que vous ne lisez pas.

Trois précautions, pour ne pas être de mauvaise foi

Acte II

Qui vous répond

quand vous cherchez ?

La cartographie de propriété, le circuit de l’argent, et la pièce maîtresse de ce rapport : ce que ces sites publient eux-mêmes sur la façon dont ils classent les offres.

06 · Acte II

Vous comparez trois sites. Vous consultez deux entreprises.

Vous ouvrez trois onglets. Vous croyez consulter trois sources indépendantes qui arbitrent entre les offres du marché. Vous consultez, dans la quasi-totalité des cas, deux écosystèmes.

Qui possède les sites de coupons consultés en France GroupeSiègeMarques françaisesAutres marques du groupe
Atolls (anciennement Global Savings Group)MunichiGraal, Radins, DealabsCoupons.com, CupoNation, Shoop, hotukdeals, mydealz
PlebicomPariseBuyClub, Poulpeo, Ma Reduc, Ma Petite Sponsoenviron 70 programmes en marque blanche
IndépendantsFranceWidilo (société Afiliza), JokoAucune
ExtensionsÉtats-UnisHoneypropriété de PayPal

Appartenances déclarées publiquement par les sociétés concernées (réf. 11, 14). Aucune déduction de notre part.

Atolls, en quatre dates

Global Savings Group, fondé en 2012 et basé à Munich, rachète iGraal au groupe M6 en mars 2020. Le montant communiqué à l’époque est de 123,5 millions d’euros, chiffre que certaines bases financières situent plus haut : nous retenons le montant le plus souvent cité, en signalant l’incertitude. Le groupe fusionne avec Pepper.com en décembre 2022, puis annonce son changement de nom pour Atolls le 11 septembre 2024. Dealabs, fondé en 2011, avait rejoint Pepper dès 2013.

Ce que Radins écrit sur Radins

Il n’y a rien à révéler ici, et c’est précisément l’intérêt de ce chapitre. Sur sa page « À propos de nous », Radins.com indique que « L’équipe éditoriale de Radins.com appartient à Atolls », et précise qu’Atolls possède également iGraal et Dealabs.

Source primaire Radins.com, page « À propos de nous » Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 11

Le même Radins.com publie par ailleurs un article éditorial consacré à Dealabs, présenté comme un site où l’on ne trouve ni faux deals ni promotions gonflées.

Source primaire Radins.com, présentation de Dealabs Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 12

Nous nous contentons de rapprocher ces deux pages. Le lecteur qui découvre l’article de Radins croit lire la recommandation désintéressée d’un site vers un autre. Il lit une recommandation interne. Rien dans ce qui est écrit sur Dealabs n’est nécessairement inexact. Le lecteur avait simplement le droit de savoir.

Plebicom, et le point que personne ne regarde

Plebicom rachète en 2024 RetailMeNot France, basé à Vannes, et avec lui les marques Poulpeo et Ma Reduc. Un projet de fusion daté du 27 juin 2025 acte l’absorption de Poulpeo par Plebicom. L’éditeur déclaré de l’application Ma Reduc sur les magasins d’applications est Poulpeo.

Source primaire Ma Reduc, fiche App Store (éditeur : Poulpeo) Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 14

En décembre 2025, le groupe revendique plus de 7 millions d’utilisateurs, quatre plateformes en propre, plus de 10 000 enseignes, plus de 700 millions d’euros de flux intermédiés et environ 70 programmes en marque blanche opérés pour des banques, des assureurs et des médias. Ces chiffres émanent de Plebicom et sont crédités comme tels.

Le cashback de votre banque

Un avantage révocable n’est pas un droit

La Société Générale a définitivement arrêté la commercialisation du Cashback SG le 31 mars 2026. Le service était géré par CFC Services. Les détenteurs conservent l’accès à leur cagnotte jusqu’au 31 mars 2027.

Dans les conditions générales de cette version restreinte, la banque indique que la boutique de bons d’achat était opérée par son partenaire Plebicom.

Autrement dit, le cashback « de votre banque » pouvait reposer, pour partie, sur le même opérateur que le site de coupons consulté la veille. Il ne s’agit d’aucune irrégularité. Il s’agit d’un fait que le consommateur n’avait aucun moyen de deviner.

Second enseignement, plus rude. L’un des programmes bancaires les plus fournis du marché a simplement disparu, sur décision unilatérale.

Source primaire Société Générale, arrêt du Cashback SG Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 15

07 · Acte II

Comment ils gagnent de l’argent

Le circuit est court, documenté, et il n’a rien de secret. Le comprendre suffit à prévoir la plupart des comportements décrits dans ce rapport.

Le circuit

iGraal le formule directement sur sa page d’accueil : après un achat, la plateforme touche une commission des marchands et en redistribue une partie à ses membres. Il n’y a là aucun mystère, et aucune dissimulation.

Source primaire iGraal, foire aux questions et page d’accueil Consultées le 9 juillet 2026 · Référence 10

Le dernier clic explique presque tout

La règle du dernier clic veut que la commission revienne au dernier intermédiaire enregistré avant l’achat. Celui qui vous a fait découvrir le produit ne touche rien. Celui qui s’active au moment du paiement touche tout.

C’est une juridiction américaine qui l’a formulé le plus clairement. Le 21 novembre 2025, dans le litige opposant des créateurs de contenu à PayPal au sujet de l’extension Honey, la juge Beth Labson Freeman a rejeté la plainte en estimant que le préjudice invoqué ne découlait pas des actions de Honey, mais de la structure même de l’attribution au dernier clic, à laquelle les créateurs avaient volontairement adhéré en rejoignant les programmes d’affiliation.

Nous détaillons l’état exact de cette affaire plus loin, car elle a évolué depuis. Ce qui compte ici est l’enseignement structurel, et il ne dépend d’aucun verdict : le dernier intervenant rafle la mise, et le système est conçu ainsi.

Trois conséquences concrètes pour vous

L’étage que nous n’avons pas pu documenter

Entre le marchand et le site de coupons se trouve la plateforme d’affiliation. C’est elle qui héberge les règles d’attribution, et c’est par elle que l’annonceur peut moduler sa commission selon le type d’éditeur, voire exclure certaines catégories.

Nous n’avons pas eu accès à ces grilles. Nous ne pouvons donc pas dire ce qu’un marchand paie précisément à un site de coupons par rapport à ce qu’il paie à un comparateur ou à un créateur de contenu.

Un signal existe pourtant, et il est fort. Selon le Baromètre de l’Affiliation 2026, dans le secteur au panier le plus élevé, celui qui regroupe le high-tech, les télécoms et l’électroménager, le chiffre d’affaires généré par les bons de réduction et les deals a reculé de 23 % en 2025. Dans le même temps, celui des comparateurs de shopping a plus que doublé, celui des comparateurs a progressé de 31 % et celui de l’influence de 65 %.

Acteur intéressé Baromètre de l’Affiliation 2026, données 2025 Consulté le 9 juillet 2026 · Référence 30

Ce n’est pas le consommateur qui s’est détourné du code promo. Ce sont les annonceurs.

08 · Acte II

Ce qu’ils écrivent, et que personne ne lit

Nous arrivons au cœur de ce rapport. Il ne contient aucune révélation. Il contient une lecture.

En application des obligations européennes de transparence des plateformes, plusieurs acteurs publient une page décrivant comment ils sélectionnent et classent les offres qu’ils vous présentent. Ces pages sont publiques. Elles sont écrites en français. Elles ne sont, à notre connaissance, jamais citées.

eBuyClub, groupe Plebicom

Sa page intitulée « Conditions de référencement et classement des offres » établit trois choses.

Le catalogue est un catalogue de partenaires. Une enseigne est référencée lorsqu’elle ouvre son programme d’affiliation à eBuyClub. Elle est déréférencée lorsque ce partenariat cesse. Le référencement ne prétend donc à aucune exhaustivité, et il ne le prétend nulle part.

Le classement par défaut suit le chiffre d’affaires. C’est la phrase la plus importante de tout ce rapport. Le tri appliqué par défaut, celui que voit un visiteur qui ne modifie rien, repose sur deux paramètres. Le premier est, dans les termes mêmes d’eBuyClub, le « Chiffres d’affaires de l’enseigne généré en partenariat avec eBuyClub ». Le second est la popularité de l’enseigne dans les moteurs de recherche.

Certains emplacements se négocient, d’autres s’achètent. Plusieurs emplacements de la page d’accueil sont décrits comme référençant des offres temporaires négociées avec certaines enseignes partenaires. Une rubrique est présentée comme un classement effectué par les équipes marketing sur la base de choix et de préférences non chiffrées. Enfin, une enseigne peut demander à améliorer sa visibilité contre rémunération, auquel cas la mention « Annonce » est affichée.

Source primaire eBuyClub, « Conditions de référencement et classement des offres » Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 8

iGraal, groupe Atolls

Sa page équivalente dit la même chose dans un vocabulaire voisin. Une offre de cashback est référencée dès lors que le marchand ouvre son programme d’affiliation à la plateforme. Le score d’une offre combine son type et le montant de la réduction, chacun pondéré. Le système prend en charge un épinglage manuel, qui permet de positionner des offres selon des besoins promotionnels ou opérationnels. Et les marchands qui remplissent certains critères peuvent demander une meilleure visibilité contre rémunération, la mention « Sponsorisé » étant alors affichée.

Les conditions générales d’iGraal décrivent de la même façon son assistant d’achat, qui permet de découvrir les meilleures offres mises en avant par l’équipe commerciale, présentées comme contenu sponsorisé.

Source primaire iGraal, « Conditions de référencement et classement des offres » Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 9

Ce qu’il faut en conclure, et ce qu’il ne faut pas en conclure

Ce qu’il ne faut pas en conclure

Rien de tout cela n’est illégal. Rien de tout cela n’est dissimulé. Ces deux entreprises publient ce que beaucoup d’autres acteurs du commerce en ligne ne publient pas. C’est à leur crédit, et il faut le dire.

Ce qu’il faut en conclure. Un site de coupons ne classe pas les offres selon ce qui vous ferait économiser le plus. Il les classe selon une formule, dans un catalogue restreint à ses partenaires commerciaux, avec un épinglage manuel possible et un dispositif de visibilité payante. Chez l’un des deux groupes, le premier critère du tri par défaut est explicitement le chiffre d’affaires que l’enseigne lui rapporte.

C’est écrit. Il suffisait de lire.

09 · Acte II

Le jour où Google a changé les règles

Une modification d’algorithme a fait disparaître, en une journée, des pages « code promo » hébergées par de grands médias français. Ce qu’elle révèle vaut plus que l’incident lui-même.

Les faits

En mars 2024, Google annonce une politique de lutte contre ce qu’il nomme l’abus de réputation de site, parfois appelé parasite SEO. Elle vise les pages hébergées sur des domaines à forte autorité mais produites par des tiers, sans supervision réelle de l’éditeur hôte.

En mai 2024, une première vague de sanctions frappe les États-Unis. Les sections de coupons de grands médias s’effondrent dans les résultats de recherche.

Le 22 janvier 2025, la France est touchée. Des médias français chutent brutalement sur les requêtes contenant « codes promo ». Ils sont remplacés par des sites dédiés.

Ce que le lecteur doit comprendre

Les pages « code promo » que l’on trouvait sur les sites de grands journaux n’étaient pas écrites par ces journaux.

Il ne s’agit pas d’une hypothèse. Global Savings Group, devenu Atolls, l’a lui-même expliqué sur un blog professionnel du secteur : le groupe déclarait assurer l’activité des sites code promo de Ouest-France, du Monde et de L’Express, en partenariat avec ces médias, en plus de la gestion de son site en propre Radins.com.

Le nom du média servait de caution. Quand Google a retiré cette caution, ces pages ont perdu leur visibilité.

Si un contenu ne survit pas à un changement de règle chez son hébergeur, c’est qu’il tirait sa valeur de l’hébergeur, pas de son contenu.

Où en est-on aujourd’hui

L’affaire n’est pas close, et elle a changé de nature. Le 13 novembre 2025, la Commission européenne a ouvert une procédure formelle contre Alphabet au titre du règlement sur les marchés numériques, afin de déterminer si cette politique de déclassement respecte les obligations d’accès équitable, raisonnable et non discriminatoire prévues aux articles 6(5) et 6(12). La plainte à l’origine de la procédure émane d’éditeurs de presse européens.

Source primaire Commission européenne, ouverture de procédure du 13 novembre 2025 Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 3

Le 6 mai 2026, Google a déposé auprès de la Commission une offre d’engagements dont le contenu n’a pas été rendu public. Le 8 mai 2026, un porte-parole de la Commission a indiqué que la solution proposée n’était pas assez solide.

Au 9 juillet 2026, aucune décision n’a été rendue. Nous nous en tenons là.

Acte III

Le vrai sujet

Le prix de référence, la loi qui l’encadre et le trou qu’elle laisse, les acteurs qui font correctement leur travail, et ce qui fait réellement baisser votre facture.

10 · Acte III

Le prix de référence

Tout ce qui précède portait sur quelques euros. Cette section porte sur le reste.

Ce qu’a vu l’Europe en 2026

Le 26 mars 2026, la Commission européenne a publié les résultats d’une opération de contrôle coordonnée, menée avec les autorités de protection des consommateurs de 23 États membres, plus l’Islande et la Norvège. Elle portait sur les réductions affichées pendant le Black Friday et le Cyber Monday. C’est une source primaire, avec un échantillon annoncé et une date.

Sur 314 commerçants en ligne contrôlés :

Source primaire Commission européenne, communiqué du 26 mars 2026 Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 1

Les autorités belges, qui ont participé à ce balayage, ont précisé de leur côté que 93 % des boutiques contrôlées proposaient des réductions pendant la période, et que 40 % seulement respectaient pleinement les règles européennes en matière de promotions. Cette dernière donnée provient d’un relais national et non du communiqué de la Commission : nous la citons en le signalant.

Un précédent balayage, publié le 30 janvier 2023, avait examiné 399 boutiques en ligne. 148 employaient au moins une interface truquée, 42 affichaient de faux compteurs de temps, 54 utilisaient une hiérarchie d’affichage orientée et 70 dissimulaient des informations importantes.

Source primaire Balayage de la Commission européenne du 30 janvier 2023 Repris par l’Institut national de la consommation · Consulté le 9 juillet 2026 · Référence 2

Ce qu’a vu la France

L’UFC-Que Choisir a mené deux relevés.

En 2023 , sur 6 586 annonces affichant un prix barré chez huit grands vendeurs en ligne, 3,4 % seulement constituaient de véritables promotions au sens de la loi. Ce chiffre a été repris dans une question écrite déposée à l’Assemblée nationale, publiée au Journal officiel du 20 juin 2023.

Source primaire Assemblée nationale, question écrite n° 9057 JO du 20 juin 2023, réponse au JO du 9 janvier 2024 · Référence 7

Entre février et avril 2025 , sur 933 annonces relevées chez six grands sites, 15 % seulement correspondaient à de réelles réductions, c’est-à-dire calculées sur le prix le plus bas pratiqué dans les trente derniers jours. Dans les 85 % restants, les vendeurs recouraient à des prix dits de comparaison, présentés sous des intitulés variés : prix de vente conseillé, ancien prix, prix moyen constaté sur la marketplace, prix renseigné par le vendeur.

Source associative UFC-Que Choisir, relevé publié le 9 juillet 2025 Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 23

Et voici la donnée qui devrait figurer sur la première page de tous les guides d’achat.

Le chiffre à retenir

La réduction moyenne des promotions conformes est de 11 %.

Celle des annonces reposant sur un prix de comparaison est de 31 %.

Plus la remise annoncée est spectaculaire, plus il est probable qu’elle repose sur une base que le vendeur a choisie librement.

La question

Mettons les trois chiffres côte à côte.

Pendant que vous cherchez un code à 5 %, qui vérifie le prix sur lequel ces 5 % s’appliquent ?

Personne dans la chaîne n’est payé pour le faire

11 · Acte III

Ce que dit la loi, et ce qu’elle ne dit pas

Cette section est la plus utile du rapport. Elle est aussi celle que presque tout le monde résume de travers, y compris de bonne foi.

La règle

Depuis le 28 mai 2022, l’article L. 112-1-1 du code de la consommation, issu de la transposition de la directive européenne dite Omnibus, impose une obligation claire. Toute annonce de réduction de prix doit indiquer le prix antérieur, défini comme le prix le plus bas pratiqué par le professionnel au cours des trente jours précédant la réduction.

Source primaire Code de la consommation, article L. 112-1-1 Légifrance · Ordonnance du 22 décembre 2021, applicable au 28 mai 2022 · Référence 5

Le 26 septembre 2024, la Cour de justice de l’Union européenne est allée plus loin, dans son arrêt Aldi Süd. Une réduction annoncée sous la forme d’un pourcentage, ou sous celle d’une mention publicitaire vantant le caractère avantageux d’une offre, doit être calculée sur la base de ce prix le plus bas. Il ne suffit pas de le mentionner quelque part sur l’étiquette.

Source primaire CJUE, 26 septembre 2024, affaire C-330/23 Source primaire Lecture officielle de l’arrêt par la direction des affaires juridiques de Bercy Consultées le 9 juillet 2026 · Références 4 et 6

Le trou

Voici ce que presque personne ne dit.

Le même article L. 112-1-1 précise que ces dispositions ne s’appliquent pas aux opérations par lesquelles un professionnel compare les prix qu’il affiche avec ceux d’autres professionnels. C’est ce qu’a rappelé la réponse ministérielle publiée au Journal officiel du 9 janvier 2024.

Autrement dit, le prix de comparaison n’est pas une annonce de réduction de prix. Il échappe à la règle des trente jours. Son mode de calcul n’est pas défini par la loi. Il est laissé à la discrétion du commerçant.

Ce n’est donc pas une infraction en soi. Cela le devient si la nature du prix de référence n’est pas clairement indiquée, ou si le prix affiché ne correspond à aucune réalité de marché. Dans ce cas, la pratique commerciale trompeuse est constituée, et le code de la consommation prévoit jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende, montant pouvant être porté à un pourcentage du chiffre d’affaires.

C’est pour cette raison que l’UFC-Que Choisir a saisi la Commission européenne en juillet 2025, afin de demander l’interdiction de toute forme de prix de référence autre que celle prévue par la directive Omnibus.

Nous signalons enfin, sans trancher, une incertitude juridique réelle. En consacrant l’autonomie du régime des annonces de réduction de prix par rapport au régime général des pratiques commerciales déloyales, l’arrêt du 26 septembre 2024 a conduit plusieurs praticiens à s’interroger sur la solidité du fondement pénal retenu jusqu’ici en France. La question n’est pas tranchée.

Ce que vous devez faire, concrètement

Votre seule question devant un prix barré

Est-ce que je regarde une réduction de prix, ou une comparaison de prix ?

Dans le premier cas, la loi vous garantit que le prix barré est le prix le plus bas des trente derniers jours, et que le pourcentage a été calculé dessus.

Dans le second cas, la loi ne vous garantit rien sur le montant, mais elle oblige le vendeur à indiquer clairement de quoi il s’agit. Cherchez la mention. Si vous ne la trouvez nulle part, vous avez déjà votre réponse.

Et gardez en tête la règle empirique qui découle des relevés de l’UFC : plus la remise annoncée est forte, plus il est probable que sa base ait été choisie plutôt que constatée.

Les sanctions publiques

Nous ne citons ici que des décisions publiques.

Source primaire DGCCRF, communiqué du 3 juillet 2025 (Shein) Source primaire DGCCRF, nouvelles sanctions Shein, juin 2026 Consultées le 9 juillet 2026 · Références 16 et 17

Distinction indispensable

Cashback gratuit et cashback payant sont deux objets différents

Les affaires Indexia, ainsi que les manquements constatés par la DGCCRF en janvier 2025 à l’encontre de la société luxembourgeoise GWP, ou encore le service payant proposé sur un site de réservation ferroviaire puis débranché, concernent des services de cashback par abonnement payant, souvent souscrits sans consentement clair au moment d’un achat.

Ils n’ont rien à voir avec le cashback gratuit des plateformes évoquées dans ce rapport, dont le modèle est la rétrocession d’une commission d’affiliation, sans abonnement ni prélèvement.

Confondre les deux serait malhonnête. Nous tenons à l’écrire noir sur blanc.

Les codes promo d’influenceurs

La loi du 9 juin 2023 impose que toute promotion rémunérée porte la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale », claire, lisible et présente pendant toute la durée de la promotion. L’absence de cette mention constitue une pratique commerciale trompeuse par omission. Un décret du 28 novembre 2025, applicable depuis le 1er janvier 2026, impose un contrat écrit au-delà de 1 000 euros hors taxes.

La DGCCRF a contrôlé plus de 300 influenceurs sur deux ans. Près de la moitié étaient en infraction.

Conseil pratique

Un code promo d’influenceur qui n’est accompagné d’aucune mention obligatoire est un indice sérieux de partenariat non déclaré. Cela ne signifie pas que le code est invalide. Cela signifie que vous ignorez qui est payé, et combien.

Ce qui n’existe pas encore

Le Digital Fairness Act est annoncé, pas adopté. Une consultation publique s’est tenue du 17 juillet au 24 octobre 2025. L’agenda du consommateur 2030, adopté le 19 novembre 2025, confirme une proposition législative attendue au quatrième trimestre 2026. Une adoption est envisageable fin 2027, avec une application échelonnée ensuite.

Le bilan de qualité du droit européen de la consommation, publié le 3 octobre 2024, estime que les pratiques visées coûtent au moins 7,9 milliards d’euros par an aux consommateurs européens. Ce chiffre est celui de la Commission européenne.

Toute personne qui vous présente le Digital Fairness Act comme un texte en vigueur se trompe, ou vous trompe.

12 · Acte III

Les acteurs sérieux existent

Ce rapport serait malhonnête s’il s’arrêtait là. Trois choses méritent d’être portées au crédit des acteurs.

iGraal et eBuyClub publient leurs conditions de classement

Ils décrivent leur catalogue, leur formule de tri, leur épinglage et leur visibilité payante. Ils appliquent une obligation européenne de transparence, certes. Mais beaucoup d’acteurs du commerce en ligne appliquent la même obligation de manière beaucoup moins lisible.

Le problème n’est pas que ces entreprises se cachent. Le problème est que personne ne lit ce qu’elles publient.

Dealabs est un contre-exemple positif, avec sa nuance

Ce n’est pas un catalogue de codes, c’est une communauté : les offres sont postées par les membres, votées, et leur température monte ou descend en public. Sur sa page « Qui sommes-nous », le site indique que lorsqu’un membre clique sur un lien ou passe commande, il est susceptible de recevoir une commission, et que c’est ce qui lui permet d’exister. La commission annoncée est de l’ordre de 2 à 5 %.

Source primaire Dealabs, page « Qui sommes-nous » Consultée le 9 juillet 2026 · Référence 13

La nuance, que le site indique lui-même, est que sa rédaction interne négocie aussi des offres avec des partenaires et évalue les deals que ceux-ci lui envoient. Le dispositif communautaire coexiste donc avec un dispositif commercial. Le dire ne disqualifie personne. Le taire aurait été une faute.

Joko a fait un choix technique qui mérite d’être exposé

Fondée à Paris en 2018, dotée du statut d’agent de paiement, la société lit les transactions bancaires de ses utilisateurs via un prestataire agréé au titre de la directive européenne sur les services de paiement, plutôt qu’en collectant elle-même les données. Elle voit des transactions, pas le détail des paniers.

Ce n’est ni mieux ni pire que le modèle des autres : chez la plupart, vous cédez un historique de navigation, ici vous cédez un historique de dépenses. C’est un arbitrage différent, et vous avez le droit de le faire en connaissance de cause. Aucune irrégularité n’est établie ni suggérée.

13 · Acte III

Ce qui fonctionne vraiment

Un seul levier dispose de chiffres solides. Les autres sont des méthodes, et nous les présentons comme telles.

Le reconditionné, seul levier avec des chiffres solides

Selon le baromètre Recommerce et Kantar, dont la neuvième édition a été publiée en mars 2026, 22 % des smartphones en circulation en France sont de seconde main , contre 7 % en 2018. Le marché pèse environ 1,2 milliard d’euros, pour près de 3 millions d’appareils par an. Le prix est le premier moteur d’achat, cité par 71 % des acheteurs. L’économie moyenne annoncée est de 40 % par rapport à un modèle neuf équivalent.

Acteur intéressé Baromètre Recommerce et Kantar, neuvième édition, mars 2026 Référence citée sans lien direct, faute d’URL publique stable · Référence 32

40 % d’économie sur un smartphone, contre un à quatre euros de cashback sur un panier moyen.

Une nuance s’impose. Le reconditionné est un vrai levier, pas une zone sans vigilance. Une enquête de la DGCCRF menée en 2020 et 2021, publiée en mars 2022, avait relevé des anomalies dans 62 % des 84 établissements contrôlés, et constaté que 62 % des professionnels contrôlés n’étaient pas en mesure de fournir d’information sur la provenance des produits. Un communiqué plus récent, du 21 octobre 2025, indique que sur plus de cinquante établissements contrôlés dans le reconditionné, près de 30 % ont fait l’objet de suites correctives ou répressives, et que de fausses allégations sur l’effacement des données ont été relevées.

Source primaire DGCCRF, enquête sur les produits reconditionnés (2020-2021) Source primaire DGCCRF, communiqué du 21 octobre 2025 sur l’occasion et le reconditionné Consultées le 9 juillet 2026 · Références 18 et 19

Le label RecQ, seul label qualité vérifié par un tiers en Europe, constitue un repère utile.

Les autres leviers : des protocoles, pas des pourcentages

Nous n’avons trouvé aucune donnée chiffrée fiable et récente sur le gain réel des ventes privées, des outlets, des calendriers d’achat ou de la négociation avec un service client. Nous n’en publierons donc aucune. Voici, à la place, des méthodes que vous pouvez appliquer et vérifier vous-même.

Et le cashback, alors ?

Utilisez-le, sans en attendre autre chose que ce qu’il est. Selon une étude Ipsos réalisée pour Rakuten France en juin 2024 auprès de 2 500 personnes, 48 % des Français déclarent utiliser au moins un programme de cashback, et 70 % chez les 16-34 ans. Il s’agit d’une source d’acteur intéressé, à la méthodologie annoncée.

Acteur intéressé Ipsos pour Rakuten France, juin 2024, 2 500 personnes Référence citée sans lien direct, faute d’URL publique stable · Référence 31

Le cashback rapporte quelques euros, gratuitement, sur un achat que vous aviez déjà décidé de faire. C’est honnête, c’est peu, et cela ne remplace pas la vérification du prix.

14 · En clôture

Ce que nous ne savons pas

Cette section est notre meilleur argument, pas notre faiblesse.

Le taux d’échec des codes promo

Aucune étude publique française ou européenne ne le mesure. Les chiffres qui circulent proviennent tous de parties intéressées et ne reposent sur aucune méthodologie communiquée.

Le nombre de Français qui cherchent un code promo avant d’acheter

À notre connaissance, aucune donnée publique ne l’établit. Ce rapport démontre que le code promo est un objet économique minuscule. Il est incapable de vous dire combien de personnes le cherchent. Nous préférons le reconnaître.

Les seuils, taux et délais des plateformes

Presque toute la littérature française sur ce sujet provient de sites qui monétisent le parrainage vers ces mêmes plateformes. Ces sources se contredisent frontalement sur des faits pourtant simples. Le seuil de retrait d’iGraal est annoncé à 20 euros par les uns, à 6 euros par les autres. Certaines pages affirment qu’iGraal appartient encore au groupe M6, ce qui est faux depuis 2020. D’autres attribuent Poulpeo à Global Savings Group, ce qui est également faux.

L’écosystème qui prétend évaluer les sites de cashback est financé par les sites de cashback, exactement comme les sites de cashback sont financés par les marchands qu’ils recommandent.

La chaîne de conflits d’intérêts compte un étage de plus qu’on ne le croit

Nous nous imposons donc une règle : aucun seuil, aucun taux, aucun délai ne figure dans ce rapport, sauf relevé directement sur le site officiel de l’acteur concerné, à une date affichée.

Les grilles de commission par type d’éditeur

Nous ne pouvons pas dire ce qu’un marchand paie à un site de coupons par rapport à ce qu’il paie à un comparateur ou à un créateur de contenu.

L’issue de deux procédures en cours

Celle de la Commission européenne contre Google au titre du règlement sur les marchés numériques. Et celle qui oppose des créateurs de contenu à PayPal.

Affaire Honey

L’état exact du droit au 9 juillet 2026

La version qui circule en ligne est fausse dans les deux sens. Voici les faits.

En janvier 2020, PayPal acquiert Honey. En décembre 2024, une enquête vidéo affirme que l’extension substitue son propre cookie d’affiliation à celui des créateurs de contenu. Une action collective est déposée fin décembre 2024.

Le 7 novembre 2025, le tribunal refuse la demande de PayPal de renvoyer l’affaire à l’arbitrage. Le 21 novembre 2025, la juge rejette la plainte, sans préjudice et avec autorisation de l’amender, au motif que le dommage invoqué découle de la logique de l’attribution au dernier clic, à laquelle les créateurs ont adhéré volontairement.

Début janvier 2026, une plainte consolidée amendée de 101 pages est déposée, incluant des contrats d’affiliation réels.

En juin 2026, PayPal obtient un rejet définitif dans une action distincte, portant sur de la publicité mensongère, engagée au nom de résidents britanniques.

Le 24 juin 2026, dans l’affaire des créateurs, le tribunal refuse au contraire de rejeter la plainte amendée, estimant qu’elle allègue de manière plausible une violation du droit californien de la concurrence déloyale. La procédure se poursuit.

Aucune condamnation n’a été prononcée à ce jour. Nous ne dirons donc pas que Honey a volé des commissions.

Mais l’enseignement structurel ne dépend pas du verdict, et c’est le tribunal lui-même qui l’a formulé : le problème vient du dernier clic. Si le système fonctionne comme décrit, ce n’est pas parce qu’un acteur triche. C’est parce que les règles le permettent.

15 · En clôture

Notre engagement : mesurer nous-mêmes

Puisque la donnée n’existe pas, nous allons la produire. Voici le protocole. Nous le publions avant les résultats, pour que nul ne puisse nous soupçonner de l’avoir ajusté après coup.

Principe

Mesurer, à date fixe, la proportion de codes promo affichés par les principaux sites de coupons français qui produisent effectivement une réduction au moment du paiement.

Échantillonnage

Procédure

Pour chaque code : navigateur neuf, profil vierge, cookies acceptés, aucune extension, aucun VPN. Panier constitué d’un produit en stock, sous un plafond fixé à l’avance. Saisie du code dans le champ dédié. Capture d’écran horodatée.

Trois issues sont consignées

Ce que nous mesurerons en plus du taux brut

Nos engagements

Nous ne passerons aucune commande : le test s’arrête à l’application du code. Nous n’utiliserons aucun compte créé en violation des conditions d’utilisation des plateformes. Nous publierons le jeu de données brut. Nous publierons nos limites : échantillon non probabiliste, un seul point dans le temps, variabilité géographique non contrôlée. Nous répéterons le relevé chaque année, à date fixe.

Un relevé maison, imparfait mais transparent, vaut mieux qu’un chiffre emprunté.

Mesurer plutôt que recopier

16 · En clôture

Sources

Toutes les URL ont été consultées entre le 7 et le 9 juillet 2026. Chaque référence porte son statut. Quelques références sont citées sans lien direct : soit le document n’est pas publié à une adresse stable, soit il n’est accessible que sur abonnement. Nous préférons le signaler plutôt que renvoyer vers un relais approximatif.

Sources primaires

  1. 01Commission européenne, résultats du balayage sur les réductions du Black Friday et du Cyber Monday ↩26 mars 2026
  2. 02Commission européenne, balayage sur les interfaces truquées, 399 boutiques en ligne ↩30 janvier 2023 · Relayé par l’Institut national de la consommation
  3. 03Commission européenne, ouverture d’une procédure DMA relative au traitement des éditeurs dans Google Search ↩13 novembre 2025
  4. 04Cour de justice de l’Union européenne, affaire C-330/23, Aldi Süd ↩26 septembre 2024
  5. 05Code de la consommation, article L. 112-1-1 ↩Ordonnance du 22 décembre 2021, applicable au 28 mai 2022
  6. 06Ministère de l’Économie, direction des affaires juridiques, lecture de l’arrêt du 26 septembre 2024 ↩Octobre 2024
  7. 07Assemblée nationale, question écrite n° 9057 et réponse ministérielle ↩JO du 20 juin 2023 et JO du 9 janvier 2024
  8. 08eBuyClub, « Conditions de référencement et classement des offres » ↩Consultée le 9 juillet 2026
  9. 09iGraal, « Conditions de référencement et classement des offres » et conditions générales ↩Consultées le 9 juillet 2026
  10. 10iGraal, foire aux questions et page d’accueil ↩Consultées le 9 juillet 2026
  11. 11Radins.com, « À propos de nous » ↩Consultée le 9 juillet 2026
  12. 12Radins.com, présentation de Dealabs ↩Consultée le 9 juillet 2026
  13. 13Dealabs, « Qui sommes-nous » ↩Consultée en juillet 2026
  14. 14Ma Reduc, fiche App Store, éditeur déclaré : Poulpeo ↩Consultée le 9 juillet 2026
  15. 15Société Générale, arrêt du Cashback SG et conditions générales du site restreint ↩Arrêt au 31 mars 2026
  16. 16DGCCRF, communiqué de sanction à l’encontre de la société ISEL, opératrice de Shein ↩3 juillet 2025 · Document PDF
  17. 17DGCCRF, nouvelles sanctions à l’encontre de Shein ↩Juin 2026
  18. 18DGCCRF, enquête sur les produits reconditionnés ↩Enquête 2020-2021, publiée en mars 2022
  19. 19DGCCRF, communiqué sur les marchés de l’occasion et du reconditionné ↩21 octobre 2025 · Document PDF
  20. 20Loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 encadrant l’influence commerciale, et décret n° 2025-1137 du 28 novembre 2025Référence citée sans lien direct
  21. 21Commission européenne, bilan de qualité du droit de la consommation sur l’équité numérique3 octobre 2024 · Référence citée sans lien direct
  22. 22Ministère de l’Économie, communiqué sur les réquisitions numériques8 septembre 2025 · Référence citée sans lien direct

Sources secondaires, associatives et sources d’acteurs

  1. 23UFC-Que Choisir, « Prix barrés sur les sites d’e-commerce », relevé de 933 annonces ↩9 juillet 2025 · Association de consommateurs
  2. 24UFC-Que Choisir, « Prix de référence trompeurs », relevé de 6 586 annonces2023 · Association de consommateurs · Chiffre repris dans la référence 7
  3. 25Fevad, édition 2026 des « Chiffres clés du e-commerce », données 2025Fédération professionnelle · Référence citée sans lien direct
  4. 26Presse professionnelle sur l’amende transactionnelle acceptée par Showroomprivé2023 · Référence citée sans lien direct
  5. 27Presse judiciaire américaine sur les décisions des 21 novembre 2025 et 24 juin 2026 dans le contentieux HoneyRéférence citée sans lien direct
  6. 28Presse SEO française sur la mise à jour du 22 janvier 2025Référence citée sans lien direct
  7. 29Presse belge relayant le SPF Économie sur le balayage européen de mars 2026Référence citée sans lien direct
  8. 30Baromètre de l’Affiliation 2026 du Collectif pour les Acteurs du Marketing Digital, données 2025 ↩Acteur intéressé, crédité comme tel
  9. 31Ipsos pour Rakuten France, usage du cashback, 2 500 personnes ↩Juin 2024 · Acteur intéressé · Référence citée sans lien direct
  10. 32Baromètre Recommerce et Kantar, neuvième édition ↩Mars 2026 · Acteur intéressé · Référence citée sans lien direct
  11. 33Global Savings Group, présentation de son activité d’éditeur sur un blog professionnel du secteurActeur intéressé · Référence citée sans lien direct

Chiffres que nous avons refusé d’utiliser

Ces données circulent largement. Elles ne figurent nulle part dans ce rapport, parce qu’elles ne sont adossées à aucune source vérifiable.

Vous cherchiez un code promo.

Vous êtes tombé sur un classement.

Ce classement n’est pas celui des offres qui vous feraient économiser le plus : c’est celui des partenaires commerciaux de la plateforme, trié selon une formule qu’elle publie et que personne ne lit. Le code que vous y trouverez, s’il fonctionne, vous fera gagner quelques euros. Pendant ce temps, le prix sur lequel il s’applique n’aura été vérifié par personne.

Nous ne vous dirons pas de renoncer aux codes promo. Nous vous dirons de changer de question.

Découvrir nos guides Analyser une enseigne

Rapport publié par l’équipe Skoqo, juillet 2026 · Média éditorial indépendant · Aucun lien affilié dans cette page

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